4 bonnes raisons de s’autoéditer

pourquoi publier soi-même des livres ? les avantages de l'autoéditionVous êtes encore en train d’écrire votre roman, vous vous demandez à quelles maisons d’édition vous allez l’envoyer, ou alors vous avez déjà envoyé des exemplaires de votre manuscrit, vous attendez ou avez déjà reçu des réponses. Négatives ou encourageantes ? Vous vous êtes peut-être ensuite demandé pourquoi certains s’autoéditaient ? Qu’est-ce qu’ils y gagnaient ?

Et si l’on voyait ensemble quels sont les avantages de l’autopublication, mais aussi ses contreparties ?

1. Pour pouvoir être publié un jour…

On me dira que les maisons d’édition filtrent les textes pour ne garder que le meilleur, qu’être sélectionné par une maison d’édition signifie que notre ouvrage est de qualité… Je ne suis pas franchement d’accord.

Des auteurs à succès ont vu leurs premiers manuscrits refusés par de nombreuses maisons d’édition avant que l’une d’entre elles ne consente à prendre un risque, alors que ces romans étaient bons… Et des maisons d’édition publient parfois des livres dont la qualité laisse à désirer (c’est en tout cas mon avis sur certains livres et vous en avez sûrement quelques-uns en tête). Après tout, les gens des comités de lecture ne sont que des lecteurs comme vous et moi, avec leurs goûts personnels et leur part de subjectivité, leurs bons et leurs mauvais jours.

Donc ce passage obligé et valorisant par la maison d’édition est à mon avis un leurre… Et s’enfermer là-dedans peut parfois être un gros obstacle vers le succès. Attention, je ne dis pas que les maisons d’édition ne servent à rien ! La plupart font un excellent travail de sélection, correction, impression et promotion des ouvrages et des auteurs, et elles prennent à chaque fois un « risque éditorial » et financier (plusieurs milliers d’euros). Je dis juste que ce n’est pas l’unique manière de faire.

Le producteur de fruits et légumes n’est pas obligé de passer par le supermarché pour trouver des clients et gagner un salaire confortable. Par contre, il doit se lever très tôt pour installer son stand au marché du coin 😉

S’éditer soi-même est donc une façon de contourner l’obstacle, d’aller vers le succès par un autre chemin, même si cela nécessite de fournir davantage d’efforts. Et oui, car il va falloir maîtriser tous les aspects de la publication et de la promotion. Car, si les maisons d’édition jouissent d’une certaine crédibilité aux yeux du grand public, l’auteur indépendant va devoir convaincre et gagner la confiance.

Bonne Raison n°1 : être certain d’être publié !

Inconvénient : il faut convaincre de son sérieux.

2. Pour gérer soi-même son ouvrage

Bon ok, c’est la grosse partie que gèrent les maisons d’édition et la plupart le font très bien, leur aide est une véritable bénédiction pour nombre d’auteurs qui peuvent du coup se consacrer à la création. Mais ce n’est pas toujours le cas… Certaines ne s’occupent pas bien de leurs auteurs, voire les truandent, même si, heureusement, c’est quand même rare et je ne compte pas baser mon propos sur ce fait.

Pour ma part, j’ai choisi de tout faire moi-même pour publier mes livres en numérique (le papier et l’audio viendront plus tard) et je n’attendrai pas des mois qu’une maison d’édition le fasse à ma place (car ça peut être très long). Je gère donc :

  • la qualité rédactionnelle, le fond, la forme et le titre, sans que quiconque ne s’octroie un droit de modification ou de censure,
  • la couverture que je fais selon mon goût (que tout le monde ne partage pas mais il sera toujours impossible de recueillir l’unanimité),
  • le formatage des fichiers numériques,
  • la promotion sur internet via ce blog, ma boutique perso, ma boutique Amazon et les réseaux sociaux (Facebook notamment), les extraits gratuits et les offres spéciales,
  • le service clients et les échanges de mails…

C’est là qu’il faut être bon pour dépasser l’inconvénient n°1 de l’autoédition et convaincre les gens de la qualité de son travail.

Pour la qualité rédactionnelle de l’histoire, je pratique et conseille la bêta-lecture : des testeurs lisent l’histoire et partagent leurs remarques, sur le fond et sur la forme. C’est très enrichissant pour l’auteur d’avoir le point de vue de lecteurs, même si ce ne sont que des points de vue subjectifs parmi d’autres (comme les comités de lecture).

pratiquer la bêta-lecture pour améliorer ses nouvelles et ses romans

Je recommande le forum de CoCyclics, consacré aux littératures de l’imaginaire, Science-Fiction, Fantastique, Fantasy (souvent désignés sous le sigle SFFF) et l’Horreur, où la bienveillance est respectée et où l’on doit faire la bêta-lecture des textes des autres si l’on veut que notre texte soit bêta-lu. Cet échange est gagnant-gagnant, on apprend beaucoup en se penchant de près sur les histoires des autres, même si ça peut vite devenir chronophage. Il existe bien sûr d’autres forums de ce type, qui ne sont pas centrés uniquement sur la littérature de l’imaginaire, mais je n’ai testé que celui-ci.

Tout ce processus représente énormément de boulot, avec une stratégie à élaborer et des compétences à apprendre (internet est génial pour se former à tout ça !), mais c’est également très intéressant et gratifiant. À condition de trouver le temps pour. Et au moins, je ne remets pas l’avenir de mes ouvrages entre les mains d’une autre personne et je garde tous les droits sur mes créations littéraires (ça c’est pour mes futures adaptations au cinéma 😀 ). Si ça marche, je sais à qui je le dois, si ça ne marche pas, je sais à cause de qui c’est et surtout, j’ai le pouvoir de faire évoluer les choses en apprenant. Je ne suis pas impuissant face à quelqu’un qui m’a fait signer un contrat et dont je vais attendre le bon vouloir…

Bonne Raison n°2 : maîtriser totalement la publication et la promotion.

Inconvénient : il faut assumer tous les rôles et c’est beaucoup de travail si l’on veut atteindre la qualité nécessaire pour convaincre.

3. Pour gagner une juste rémunération pour son travail

Et oui, les auteurs gagnent très peu sur leurs livres… J’ai croisé récemment un jeune auteur avec son roman qui faisait lui-même sa promo chez Cultura pour compléter celle de sa maison d’édition. Il me disait toucher 2 € sur son livre vendu 20 (10 %, c’est bien payé, normalement ça tourne entre 3 et 8). Il avait gagné environ 3000 euros étalés sur plus d’un an et il était content. Mais que de temps passé…

Sans compter qu’imprimer et envoyer une dizaine (ou +) de manuscrits à une dizaine d’éditeurs a un certain prix… Surtout si on leur avance les frais de renvoi de l’ouvrage, dans le cas où on voudrait le récupérer. Heureusement qu’on travaille de plus en plus par email !

Sur la boutique Kindle d’Amazon, si on fixe le prix du livre numérique entre 2,60 et 9,70 €, on gagne 70 % de ce prix. Si le prix est inférieur à 2,60 ou supérieur à 9,70, on ne gagne que 30 %, mais c’est quand même plus qu’avec un contrat d’édition classique. Sauf qu’il faut que les internautes trouvent le livre sur Amazon, qui est une boutique extrêmement vaste où il est facile de passer inaperçu…

autoéditer ses ouvrages de fiction sur le Kindle d'Amazon

Mais des stratégies existent et celui qui sait les manier peut rencontrer un grand succès sur Amazon (j’en connais qui gagnent des milliers d’euros chaque mois, alors pourquoi pas moi ou vous ?). D’autant que le nombre de Kindles vendus ne cesse d’augmenter ! On peut maintenant lire dans le noir avec le rétroéclairage et lire en anglais avec un dictionnaire intégré et des fonctions de traduction et Wikipédia. C’est plus pratique qu’avec un dico papier à côté. En ce moment, je lis d’ailleurs « Consider Phlebas » de feu Iain Banks et j’arrive à avancer tout en comprenant 😉 Et sachez que l’on peut aussi lire ces livres numériques sur ordinateur.

Et pour maximiser ce revenu, on peut créer une boutique personnelle où l’on touche 100 % du prix, que ce soit pour du papier ou du numérique. Il faut juste enlever les coûts de fonctionnement du site, de l’acheminement postal et les éventuelles taxes des plateformes comme Paypal (3,5 %). Mais là aussi, il faut que ce site soit trouvé par les internautes et il est difficile de faire de la concurrence à Amazon, n’est-ce pas ? Là aussi, des stratégies existent pour augmenter son trafic qualifié (= des gens vraiment intéressés).

Bonne Raison n°3 : gagner plus d’argent par livre vendu.

Inconvénient : il faut vendre des livres… et ça demande une stratégie bien huilée.

4. Pour avoir plus d’échanges directs avec ses lecteurs

En plus de pouvoir utiliser les mêmes procédés que dans l’édition ordinaire (séances de dédicaces, salons, communiqués de presse), l’auteur autoédité doit développer et maîtriser sa présence sur internet : boutique(s), blog, newsletter, emails, réseaux sociaux,etc. Bien que cela tende à se développer de plus en plus pour les auteurs du circuit classique et c’est bien normal à l’ère du numérique et du web 2.0.

Mais dans le cas de l’auto-édition, comme c’est nous le vendeur, c’est nous qui gérons tout l’aspect relationnel avec les clients et lecteurs. Sur un site perso, on est libre de mettre en place tout ce que l’on souhaite pour échanger avec nos lecteurs : chat, avis sur les produits, commentaires sur les articles de blog, jeux-concours sur Facebook, envoi des mises à jour importantes sur les ouvrages à ceux qui les ont déjà achetés (comme je l’ai fait récemment pour « Les Enfants d’Aapep »)…

Sur Amazon, c’est plus limité : on peut afficher un message et des photos sur sa page d’auteur, les clients peuvent laisser une évaluation sur les livres qu’ils ont achetés et il est possible d’ouvrir une discussion en bas de chaque produit. Et il existe beaucoup d’autres plateformes qui permettent de vendre soi-même ses ouvrages et d’entrer en relation avec ses lecteurs.

Et un atout majeur de l’autoédition, c’est que l’on peut à loisir organiser des opérations marketing pour donner une 2e vie à notre livre sans demander l’autorisation à qui que ce soit : réimpressions, réductions ou gratuité sur Amazon et sur son site pour des évènements comme la date anniversaire de la publication ou pour Noël, des choses qui coûteraient trop cher à des maisons d’édition (si tant est qu’elles en aient envie). On peut aussi offrir un ebook en cadeau pour un ebook acheté. L’avantage du numérique, c’est que ça ne coûte rien.

Bonne Raison n°4 : avoir un rapport humain et direct avec ses lecteurs, sans intermédiaire.

Inconvénient : ça demande encore beaucoup de temps, du temps qui n’est pas consacré à écrire.

 

Bien sûr, je n’ai pas parlé de l’édition à compte d’auteur… Mon point de vue personnel est qu’il n’est pas normal de devoir payer quelqu’un pour qu’il publie votre livre (ici une entreprise qui ne fera pas un contrat d’édition au sens du Code de la Propriété Intellectuelle) ! Dans ce cas, autant utiliser son argent pour se former à l’autoédition, ce qui constituera un investissement à long terme, et investir dans un site et dans des campagnes de promotion.

 

Et vous, que pensez-vous de ces avantages de l’autoédition ? En voyez-vous d’autres ? Feriez-vous ce choix malgré les inconvénients ?







Déjà 21 commentaires pour “4 bonnes raisons de s’autoéditer

  1. Audrey

    Bonjour,

    Article intéressant. Je ne suis effectivement pas d’accord lorsqu’on dit que les maisons d’éditions retiennent la qualité. Non, c’est totalement faux. Ils retiennent les oeuvres qu’ils pensent transformer en machine à fric ! La nuance est de taille. Certaines oeuvres que j’ai eu l’occasion de lire sont excellentes mais n’ont pas recueillis les suffrages des maisons d’édition. En revanche, les mummyporn ou les romans plats (genre Marc Levy pour ne citer personne) sont des ouvrages qui se vendent très bien mais le niveau littéraire est proche du QI d’un gant de toilette. Mais ça plaît !

    Toutefois il faut bien rappeler aux auteurs que l’auto-édition, c’est facile. En revanche diffuser son livre en format papier auprès des professionnels est bien plus délicat (libraires, etc.). Sans carnet d’adresses, c’est mission impossible. De plus, les libraires ont l’habitude de prendre des petites quantités et de renvoyer les invendus… le risque est de se retrouver avec des tonnes d’exemplaires invendus sur les bras ! Je ne le souhaite pas mais c’est un risque dont il faut avoir conscience.

    Si l’on reste au niveau de l’ebook, l’auto-édition est une solution très pratique et qui peut effectivement se gérer en solo derrière un ordinateur… même si cela ne se fait pas tout seul. Il faut beaucoup travailler pour promouvoir un livre (page internet dédiée, page Facebook – avec ou sans concours -, promotions, etc.). Les idées ne manquent pas mais impose à l’auteur de changer de casquette et de se transformer en commercial.

    Pour ma part, je pense que l’auto-édition (numérique et traditionnelle) est une solution à envisager si on est vraiment prêt à se lancer dans la bataille. Car même si les livres numériques commencent à entrer dans les foyers, c’est marginal et ils ne représentent que 3% des ventes de livres en France. Courage, il y a du boulot mais : A coeur vaillant, rien d’impossible !

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonsoir Audrey,
      Je nuancerais un peu concernant les maisons d’édition : elles ne cherchent heureusement pas toutes à éditer des livres “machines à fric” 😉 Certaines ont pour objectif aussi de découvrir de jeunes talents ou d’éditer des romans un peu décalés (je pense à Bragelonne ou aux Éditions de l’Homme Sans Nom par exemple). Mais, comme pour nous, il est important qu’elles puissent rentrer dans leurs frais si elles veulent poursuivre leurs activités. Peut-être qu’un jour les Éditions Destination Futur publieront d’autres auteurs que moi et que je serai très content d’aider d’autres écrivains à faire connaître leur travail et à gagner un salaire avec…
      Mais c’est vrai que pour l’instant, me concernant, il est clair que je souhaite emprunter un autre chemin que l’édition classique car je souhaite pouvoir gérer tout ça moi-même ! Même démarcher les libraires avec mes livres papier ne m’inspire guère, je t’invite à lire l’article de Fred sur le sujet, c’est très éloquent.
      Quant aux 3 % de ventes de livres numériques, c’est merveilleux : quelle marge de progression ça nous laisse pour les prochaines années 😉 Attendons que tout le monde soit équipé de Kindle et autres liseuses (ou plutôt non, n’attendons pas).
      A bientôt,
      Jérémie

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  2. Fred@Ecrire... et s'enrichir !

    Merci Jérémie pour cet article très complet.
    Tu as très bien résumé les avantages et les inconvénients de l’autoédition.
    Pour toutes ces raisons, moi aussi j’ai très vite été convaincu de l’intérêt et des riches perspectives de l’édition indépendante. D’autant plus qu’aujourd’hui, notamment grâce à Internet, il n’a jamais été aussi facile d’écrire et de publier son livre soi-même. Il faut juste savoir comment et utiliser les bons outils.
    L’autoédition représente l’avenir, et de très nombreux auteurs a succès, comme Amanda Hocking ou EL JAmes (50 nuances de Grey) ont utilisé cette voie royale pour obtenir le succès qu’on leur connait.

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Salut Fred ! Je te rejoins complètement dans ton propos, être né à l’ère de l’internet est une grande chance pour les auteurs que nous sommes !
      Je ne savais pas de 50 nuances de Grey avait d’abord été autoédité.
      A bientôt,
      Jérémie

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  3. Marjorie@Roman Ensorcele

    Hello Jérémie,
    Merci pour ce bel article, encore une fois très instructif !
    Je suis d’accord avec ce que tu développes.
    Pour ma part, mon parcours est un peu atypique, puisque j’ai commencé par auto-éditer sur Amazon mon premier roman publié, puis j’ai tenté l’aventure en me faisant éditer. Je me suis dit qu’en effet, ça me ferait gagner du temps car la promotion est chronophage, ainsi que le formatage pour d’autres plateformes (ce dont s’est occupé mon éditeur Hélène Jacob). Ce qui ne m’empêche pas de promotionner de mon côté (j’ai d’ailleurs fait faire une vidéo, sorte de trailer de mon roman), notamment sur FB. Pour la suite, je ne sais pas si je reviendrai à l’auto-édition pour ce roman, ou si je tenterai l’aventure vers un autre éditeur. Je n’arrive pas à me décider :s
    Ce qui est bien, là, c’est que j’ai pu garder la couverture que j’avais fait faire, elle leur plaisait. En tout cas, je sais que c’est très important pour moi de pouvoir garder la main sur mes choix tels que le titre, la couv. Et là j’ai pu le faire.
    Donc conclusion : je suis mitigée entre les deux côtés.

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonsoir Marjorie,
      C’est vrai que la mise en vente sur des plateforme est chronophage, surtout au début quand on ne connaît pas et qu’il faut faire de nombreux tests pour arriver au résultat que l’on souhaite. Amazon, c’est bon maintenant, je maîtrise… mais pas encore Kobo, Apple Store et compagnie (c’est sur ma liste). C’est vrai que c’est l’avantage de l’éditeur, il a l’habitude.
      Réaliser un trailer pour son roman est une idée que je viens juste de découvrir et je la trouve super ! On le fait pour les films alors pourquoi pas pour les romans. Je vais aller regarder ça sur ton facebook. Peux-tu nous dire à qui tu as fait appel ? En tout cas, c’est chouette que tu aies pu maintenir ta couverture et ton titre, tous n’ont pas cette chance.
      Quoi que tu choisisses pour la suite, autoédition ou édition classique, je te souhaite le succès !
      A bientôt,
      Jérémie

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  4. Monique

    Bonjour Jérémie,
    Personnellement, j’ai beaucoup appris avec cet article sur l’auto-édition. Je sais que les maisons d’édition font du travail. Mais très sincèrement, ce sont ces maisons d’édition qui gagnent financièrement sur les livres publiés: les taux que vous nous indiquez sont malheureusement exacts, et insignifiants pour les auteurs. Je ne sais pas s’il y a un mot pour qualifier une telle injustice ou exploitation des auteurs.
    Mais toute chose a une fin. Une des meilleures façons de changer les choses, c’est l’auto-édition. Je suis presque certaine que si un certain nombre d’écrivains s’y engagent, les traitements seront autres.
    Je vous remercie beaucoup pour tout ce que j’ai appris par votre canal. Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse aussi Audrey dont j’ai lu le commentaire, et qu’il nous bénisse tous.

    Répondre
    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour Monique et merci pour votre message !
      C’est vrai que les auteurs gagnent peu par ce biais, alors l’autoédition apparaît comme une réponse, même si elle demande davantage de travail. Effectivement, ça fera peut-être bouger les choses, surtout du point de vue du numérique car une fois qu’un ebook a été formaté, il ne coûte presque plus rien à vendre. Je trouve d’ailleurs que les livres vendus sur le Kindle par les grandes maisons d’édition restent encore très chers (entre 8 et 15 euros, seulement 4 ou 5 euros moins cher que le papier).
      A bientôt,
      Jérémie

      Répondre
  5. Gérard Bourguignat

    Article très intéressant ainsi que les commentaires. Pour ma part, après avoir pratiqué l’édition à la demande (Edifree) et avoir vendu mes trois premiers ouvrages ( juste pour le plaisir d’avoir mon nom sur une couverture de livre ) dans le magasin (supérette) dont j’étais gérant, j’ai décidé de devenir sérieux ( hum). J’ai donc décidé d’écrire mon premier véritable roman ( FUSION ) dont je parlerai un peu plus loin. Après un an et demi de sueurs et angoisses diverses, je me décidai à envoyer mon manuscrit à une dizaine d’éditeurs, connus ou pas. Entre des propositions frisant l’escroquerie, une seule réponse négative me fut retournée avec une élégance que je tiens à souligner, car elle est rare, chez Albin Michel. Finalement, une amie me conseilla son propre éditeur Stellamaris à Brest en la personne de Michel Chevalier. Cet homme, au demeurant fort sympathique, après avoir édité mon chef-d’oeuvre, ne s’occupa plus de rien …! Il a donc fallu que je me mette à son boulot !
    Comme entre temps, j’avais vendu mon magasin et par conséquent mes lecteurs potentiels, il a fallu que j’en trouve d’autres. J’ai donc, après avoir formaté FUSION en ebook sur différentes plateformes (dont Amazon) j’ai ouvert ma page “auteur” sur Facebook, puis une page spéciale pour mon roman. J’ai créé mes propres vidéos “bande annonces”. C’est ainsi que j’ai pu diffuser 103 exemplaires sur Amazon ( dont la moitié en gratuité partielle ou totale ) et 120 d’exemplaires papier toutes plateformes confondues.
    Parallèlement, j’ai laissé plusieurs exemplaires en dépôt dans quelques librairies alentour et je voue livre ici le résultat de l’opération : VENTE = 0
    Encore merci pour cet article très explicite.
    GB

    Répondre
    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour Gérard,
      Merci pour ce témoignage, c’est intéressant de voir comment ça se passe pour d’autres. Ce n’est pas la première fois que j’entends parler d’éditeur qui ne s’occupe pas de la promotion d’un roman, obligeant l’auteur à s’en charger lui-même (heureusement que ce n’est pas le cas de tous). En explication à cette attitude, j’ai lu en certains endroits que la majorité des recettes des éditeurs provenaient surtout des gros tirages, de quelques titres par an qui cartonnaient, et qu’ils délaissaient donc parfois complètement un peu les autres :-/
      En tout cas, bravo pour vos ventes numériques et papier ! Je vous souhaite que ça augmente de façon exponentielle 😉
      Quant au dépôt en librairies, je vous invite à lire l’article de Fred qui ne le fera plus. Et qui m’a dissuadé de m’y risquer.
      A bientôt et bonne continuation dans vos projets,
      Jérémie

      Répondre
  6. Chris Simon

    Merci pour cet article très informé. L’autoédition permet de s’assumer et de vivre son écriture. Je ne me manquerai pas de le diffuser dans le Mag des Indés. Bonen continuation Jeremie.

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Merci Chris 😉 En effet, c’est un des gros avantages et plaisirs que de pouvoir tout décider et faire soi-même !

      Répondre
  7. Catherine

    Bonjour
    Bravo pour cet article intéressant…
    Je pense qu’il faut distinguer les maisons d’édition “poids lourds”, comme Albin Michel ou Belfond pour ne citer qu’elles, qui en effet misent tout sur un seul cheval ou deux et ne cherchent pas à promouvoir les “petits nouveaux”, et les maisons à compte d’éditeur de petite taille, qui ont réellement à coeur de promouvoir leurs auteurs et leur travail.
    En effet, si celles-ci sont honnêtes (il y en a), il peut y avoir un véritable dialogue avec l’auteur, l’éditeur tenant compte de son avis et de ses désirs.
    L’immense avantage à mon avis est la crédibilité d’un auteur publié à compte d’éditeur, quel qu’il soit, comparativement à un auteur auto-édité, dans le milieu du livre. Je suis 100% d’accord avec vous pour dire que la qualité littéraire n’est pas en cause, mais le fait est que la plupart des libraires refusent les ouvrages auto-édités dans leurs rayons, le fait est qu’il est plus difficile d’obtenir des dédicaces ou d’être invités sur des salons du livre, ou encore d’avoir des articles et des critiques autres que sur les blogs littéraires (qui sont un gros plus mais ne touchent qu’une certaine frange de lecteurs).
    Enfin, concernant les rentrées d’argent, évidemment vous avez raison, l’auteur autoédité touche l’intégralité par livre vendu (moins ses frais) et l’auteur dit classique de l’ordre de 5%… Mais honnêtement, les uns ou bien les autres, vous savez bien qu’ils ne peuvent pas en vivre dans l’immense majorité des cas… Alors, au début au moins, ce qui compte ce n’est pas l’argent qu’on en tire (même si ça ne fait pas de mal, on est d’accord), mais plutôt le nombre de ventes.
    Et je pense sincèrement qu’on vend mieux avec un compte d’éditeur sérieux qu’en autoédition, tout simplement justement parce que le réseau de l’éditeur s’étend au delà des connaissances de l’auteur… Parce que son livre se vend tout seul, en quelque sorte…
    Après… La maison d’édition à compte d’éditeur, évidemment il faut la trouver… Et dans l’intervalle pourquoi pas…
    Mais si une maison d’édition “classique” (et honnête, bien sûr) vient un jour vous chercher, Jérémie, ne serez-vous pas tenté en votre âme et conscience de dire oui ?
    Amicalement

    Répondre
    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour Catherine,
      Merci pour votre commentaire. Très sincèrement, pour répondre à votre question, si une maison d’édition “venait me chercher” (héhé), j’étudierais très attentivement le contrat, n’y donnerais pas forcément suite et ne cèderais mes droits que pour ce qu’ils comptent véritablement exploiter : pas question de tout leur céder s’ils n’exploitent que le papier en France ! Alors que la Francophonie est bien plus vaste et que les ebooks et les audiobooks ont le vent en poupe 🙂 Sans parler des adaptations cinématographiques ^^
      J’ai lu/entendu beaucoup de témoignages d’auteurs déçus de l’édition classique et réfléchirai bien avant de m’y engager. Pour l’instant, l’autoédition me convient bien. Je sais aussi que beaucoup d’éditeurs essaient de travailler main dans la main avec leurs auteurs, je ne remets pas cela en question. Mais actuellement, je décide de tout et je crée tout moi-même, même si ça demande beaucoup de travail. C’est très intéressant, et le contact direct avec les lecteurs aussi !
      Concernant la rémunération, j’ai le sentiment qu’il va m’être plus facile de vivre de ma plume est m’autoéditant (d’autres y arrivent, alors pourquoi pas moi ; même si beaucoup d’auteurs édités croient cela impossible) et j’espère pouvoir me consacrer de plus en plus à cette activité ces prochaines années, notamment en me mettant à temps partiel dans un premier temps.
      A choisir entre une maigre chance d’en vivre via l’édition classique, avec tous ses inconvénient quand ça ne fonctionne pas, et une maigre chance d’en vivre via l’autoédition avec toute l’indépendance et le plaisir que ça me confère, le choix n’est pas difficile 😉

      Pour ce qui est de la crédibilité, les autoédités commencent à avoir de plus en plus de reconnaissance et des initiatives se mettent en place comme le hashtag #JeudiAutoEdition ou des blogueurs qui revendiquent lire spécifiquement des autoédités. Et pourquoi pas un jour des labels de qualité pour l’autoédition ? Charlie Bregman en parlait, ça viendra sûrement (par lui ou par d’autres).
      Quant à la distribution chez les libraires, j’ai lu récemment qu’Iggybook permettait d’inscrire son livre papier sur Dilicom pour que les libraires puissent le commander directement (et non pas l’acheter sur Amazon et le revendre sans marge). Après, il faut bien sûr que les mentalités évoluent, mais d’après certains retours, ça commence à changer et certains Cultura sont très contents d’ouvrir leurs portes à des autoédités pour des dédicaces.
      Pour les salons du livre, je suis sûr que le stand KDP au Salon du livre de Paris et leur speed dating avec les indépendants vont contribuer à faire changer les choses 🙂 Kobo semble aussi vouloir mettre en avant les indépendants, je viens juste de répondre à un sondage qu’ils m’ont envoyé, ainsi qu’à d’autres indés.

      Amicalement,
      Jérémie

      Répondre
      1. Catherine

        Je le souhaite sincèrement, car c’est vrai qu’il y a des pépites en autoédition qui mériteraient largement d’être connues du grand public…
        Après, je pense que ce n’est pas si évident que ça de gérer toute la partie informatique pour s’autoéditer quand comme moi on n’y connaît pas grand chose… C’est beaucoup de temps pour un résultat qui je pense, dans mon cas, serait forcément moins bon qu’avec un éditeur classique qui fait appel à des graphistes par ex pour la couv… Mais quand on sait le faire, en effet je pense que c’est particulièrement satisfaisant d’avoir tout géré de A à Z…
        Je vous tire mon chapeau en tout cas !
        Amicalement

      2. Jérémie Auteur de l’article

        Merci pour vos encouragements 🙂
        C’est vrai que l’aspect édition de l’autoédition demande des compétences et nécessite de se former. Ça prend du temps, les choses ne sont pas parfaites tout de suite (si tant est qu’elles puissent l’être) et ça n’intéresse pas forcément tous les auteurs de s’occuper de ces aspects-là, d’autant qu’il y a déjà beaucoup à apprendre dans l’art de raconter…
        A bientôt,
        Jérémie

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